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Historique

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L’histoire de St-Charles débuta il y a au-delà d’un siècle. Avec les années, beaucoup des souvenirs furent enregistrés afin de nous permettre de faire avec grande fierté un retour sur les débuts de cette ville. Tout débuta avec l’arrivée des premiers pionniers provenant du Québec et de l’Est ontarien en 1890 via le chemin de fer Canadien Pacifique. Ce sont les promesses de grandes parcelles de bonnes terres agricoles immédiatement disponibles et également le rêve de fonder une communauté catholique saine où ils pourraient élever leur famille et espérer vivre une vie prospère qui attirèrent ces pionners. Parmi les premiers pionniers à s’établir dans le ‘Grand Brûlé’, on reconnaît Pierre Savary, Perpétus Lapensée et Frank Dupuis pour n’en nommer que quelques-uns.

Comme c’est le cas dans plusieurs petites villes, la religion catholique jouait toujours un rôle primordial dans la communauté. Les deux premières églises furent construites en 1900. En 1904, on érigea une troisième église, nommée ‘St-Charles Borromée’, qui dessert la communauté encore à ce jour. Le bâtiment domine fièrement un rocher, reflet fort agréable des débuts de la ville et de sa religion. Le 20 octobre 1905, le père Nayl fut le premier prêtre à célébrer la messe dans la nouvelle église. A compter de ce moment, les pionniers rassemblèrent leur famille, attelèrent leur cheval au buggy et fréquentèrent la messe du dimanche. Non seulement fréquentèrent-ils la messe, mais ils écoutèrent attentivement les dernières nouvelles annoncées par le ‘crieur’ qui se positionnait sur les marches de l’église à la suite de chaque célébration.

En 1899, on créa la première école séparée catholique de langue française aux abords de St-Charles. À ce moment, chaque secteur de la ville avait la responsabilité de construire une école que fréquenteraient leurs propres enfants. Compte tenu des difficultés relatives au transport surtout pendant les mois d’hiver, il y eut à cette époque plusieurs écoles dans différents secteurs. Un autre facteur fut le nombre toujours croissant d’enfants qui arrivèrent dans les différents secteurs.

Depuis les débuts de leur établissement au sein de la communauté, les fermiers de St-Charles élevèrent des animaux, tels des vaches, des moutons, des poules et des chevaux. Pendant cette période, les femmes se préoccupèrent du travail à accomplir dans la grange pendant que les hommes défrichaient la terre, labouraient et cultivaient les champs.

C’est en 1918 qu’on vit arriver le premier tracteur dans le milieu. Le printemps, on devait conduire cette machine avec beaucoup de soin à cause de ses roues en fer et sa grande vulnérabilité à la rouille. C’est en 1919 qu’arriva le premier appareil à cultiver la terre. C’est par un effort de groupe de plusieurs des fermiers de la communauté qu’on l’acheta. On déplaça cet appareil de ferme en ferme pour battre le grain cultivé individuellement par les fermiers. Le développement des fermes débuta avec l’engagement de la communauté à organiser ce qu’elle appelait une corvée selon laquelle un groupe d’hommes se rassemblait pour aider à construire de nouvelles granges et maisons et aussi pour aider dans les champs. Il fut très important pour les voisins de travailler ensemble et de s’entraider pendant ces temps difficiles.

Pendant les mois d’hiver, les fermiers pionniers devinrent des bûcherons, procédant à des coupes de bois dans les vastes terres environnantes. Avec des câbles, des poulies et d’autres outils primitifs, ils remplissaient leurs traîneaux à pleine capacité et les chevaux les acheminaient dans le long retour vers les moulins à scie. Ce bois servait au chauffage et évidemment à la construction. L’acheminement de ce bois vers les moulins devenait une bonne source de revenus pour les pionniers durant les rigueurs de l’hiver. Plusieurs moulins sillonnaient la région, toutefois, le trajet fut très long pour ces fermiers qui provenaient de l’extérieur de la région. Tout le bois devait être transporté par des chevaux, car il n’y avait pas de rivières ou de lacs pour la drave le printemps. Quelques-uns des premiers propriétaires de moulins à scie locaux furent Jack Bowers, Frank Dupuis et Zothique Gauthier. Plus tard, Tom Hill fut le premier à faire la drave sur le West Arm du lac Nipissing. Cette drave comptait un parcours d’aussi loin que 19 kilomètres.

Les hivers furent toujours pénibles pour les pionniers. Alors il fut important de travailler ensemble pour survivre. Puisqu’on n’avait pas de chasse-neige, pendant les mois d’hiver, après chaque chute de neige, les gens de la communauté se regroupèrent pour pelleter la neige des rues principales du village.

En 1917, monsieur Jos Desgroseilliers construisit la première fromagerie de la paroise. Durant cette période, plusieurs autres fromageries furent construites, à partir de celle d’Eugène Gour à Dunnet à celle de Maple Leaf de Joe Lapointe en 1919. Toutes les livraisons de fromage se firent par cheval vers Warren, ensuite chargées sur des trains pour la vente dans de plus grands centres. Warren était l’endroit central pour la livraison et la cueillette des produits pour le village.

Dans les années ultérieures, la communauté de St-Charles témoigna de la construction de plusieurs édifices modernes comme la Caisse populaire, Postes Canada, le centre communautaire, la Coopérative Foodland, la Taverne St-Charles, la caserne des pompiers, l’aréna de St-Charles, la bibliothèque et le centre médical. Tous les moulins à scie et les fromageries ont jadis été fermés et n’existent plus dans le milieu. Le moulin à scie le plus rapproché est situé à 20 kilomètres dans la ville de Noëlville.

Pour plusieurs des fermiers d’aujourd’hui, l’agriculture est devenue une activité secondaire. La proximité immédiate de Sudbury et la conduite sur des routes désengorgées permettent aux résidants de travailler à la ville tout en savourant les avantages de la vie à la campagne. St-Charles est le foyer d’une population de 1 159 en plus de beaucoup d’autres qui passent l’été dans nos nombreux parcs pour caravanes, gîtes ruraux et chalets longeant les rives du lac Nepewassi et évidemment, le toujours populaire West Arm du lac Nipissing.

La ville couvre une superficie de plus de 250 000 kilomètres carrés dont la plus grande partie n’est pas encore développée.

La municipalité de St-Charles a maintenu une croissance de population modeste, mais continue, et de fait, figure parmi une des rares municipalités du Nord de l’Ontario a avoir connu une croissance de la population entre 1996 et 2001. C’est peut-être l’attrait d’une population bilingue à majorité francophone (71%). Toutefois, ça pourrait être dû à l’esprit de famille ou aux nombreux services communautaires ou même au milieu idéal pour élever une jeune famille.

Peu importe les raisons, les résidants de St-Charles ont toujours été fiers de leur histoire datant de 1883 et sont toujours optimistes quant à leur avenir.

Les résidants de St-Charles seront éternellement redevables aux premiers pionniers fondateurs de leur ville.

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